2ème principe : orientation et bioclimatisme
La notion de "gains solaires"
Sous nos latitudes, il est intéressant de pouvoir profiter du moindre rayon de soleil pour apporter de la chaleur. Comme les pertes thermiques du bâtiment sont extrêmement réduites, la chaleur solaire a un véritable rôle à jouer. A condition de la maîtriser...
En hiver et durant les entre-saisons, on va chercher à faire entrer le soleil. Sa course sur l’horizon étant plutôt basse, les débordements de toiture auront peu d’influence.

En été, par contre, le soleil étant plus haut sur l’horizon, les débordements de toiture vont jouer leur rôle et ombrer les façades. En complément, des stores protègent individuellement chaque fenêtre. Un système de commande permet de gérer l’ensemble, sans empêcher chaque habitant d’utiliser "son" store à sa guise. Le but est d’empêcher l’ensoleillement direct.
Un ombrage naturel qui se fait discret en hiver
L’emplacement de ce bâtiment profite de la présence d’un bois de feuillus du côté le plus exposé. En été, cette barrière protège de la surchauffe et amène de la fraîcheur. Dès la chute des feuilles, le bâtiment retrouve une belle ouverture aux rayons rasants du soleil. Sans compter que ce couvert végétal protège aussi du vent.
Les ouvertures sont distribuées avec soin
Bien que ce soit moins évident dans un bâtiment de bureau comme celui-ci, les maisons passives en général ne sont pas pourvues de grandes fenêtres au nord. On cherche à réduire la surface vitrée de ce côté-là pour en mettre un maximum au sud. Chaque vitrage est pensé non seulement pour l’esthétique et le confort des habitants, mais aussi pour ce qu’il peut amener de soleil et ce qu’il occasionnera comme pertes.
Ces différents points montrent qu’un bâtiment passif ne peut pas être construit dans n’importe quelle exposition.
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